06 septembre 2017

Championnat 2017 - 2018 - 3ème journée

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Adresse: Stade de la Cité de l'Oie - Visé

Le but par: Martin Leroy


Les photos de la rencontre



Les compositions:

Richelle: Gérard, Deghaye, Leroy, Wangermez (78' Niro), Bisonti, Castela, Renauld (75' Salimou), Hansen, Mignon et Piccoli (82' Spano)

Réserves: Niro, Marly, Spano et Salimou

Stockay: Rico Garcia, Piette (60' Clerbois), Dejoie, Conrad, Dehon, Henke, Castela, Cwynar, Hansoulle, Neerdael (88' Duprez) et Colson.

Réserves: Longaretti, Duprez, Brnici et Clerbois.

Arbitre: Kevin Sanglier assisté de Christophe Berbiers et Hassan El Galai.



Martin Leroy: "Le retour de nos valeurs"

Au niveau de l’esthétisme, Richelle n’a pas fait dans la dentelle face à Stockay. Des reconversions peu rythmées et une production offensive famélique: tel est le bilan qui transpirait au terme des débats. Par contre, l’envie et la combativité étaient bien présentes, de quoi donner le sourire à Martin Leroy, le buteur du jour. "J’étais obligé de marquer puisque j’avais parié un restaurant avec Vincent Dejoie", lâche le latéral. "Vu que nous avons glané le partage, on ira manger un morceau et on se partagera l’addition".

Une anecdote rapidement éclipsée par le bonheur d’avoir retrouvé les valeurs du club. "La semaine précédente, Aische nous avait fait mal dans tous les compartiments et nous n’étions pas parvenus à le contrer car, malheureusement, la solidarité ne faisait pas partie de notre vocabulaire. Cette fois, sans forcément bien jouer, on n’a rien lâché et tout le monde s’est battu pour Richelle. C’est comme cela qu’on va avancer, on le sait donc hors de question de retomber dans nos travers".

Une quête de cohésion qui est fortement recherchée par Benoît Waucomont… "Le coach a poussé une gueulante durant la semaine en nous faisant bien comprendre qu’il ne tolérerait pas une seconde partie sans rage de vaincre. Le groupe est intelligent donc il a surmonté les difficultés face à un adversaire très solide. Certes, tout n’est pas encore parfait mais nous sommes en train de retrouver les forces qui nous ont permis de décrocher une place dans le tour final. On ne parle pas d’ambition spécifique à l’heure actuelle mais si nous voulons briller, cela passera par de la communication et un bloc très solide d’un point de vue défensif".

Ainsi que l’obligation, pour le défenseur, d’arpenter tout son flanc gauche. "Je fais ce qu’on me demande car j’aime me mettre au service de l’équipe. Cela étant, il faut bien reconnaître que c’est loin d’être évident d’un point de vue physique. J’effectue de longues courses sans arrêt et je termine la rencontre sur les genoux. Seulement, j’ai appris à mordre sur ma chique et ce, parce que j’adore aider mes partenaires dans leurs offensives".

Et quoi de mieux qu’une rose de la tête pour confirmer ces propos… "Je ne suis pas souvent à la fête dans ces situations car le jeu aérien n’est pas mon point fort. Cette fois, le centre était parfait et je me suis dit qu’il fallait que je marque absolument. Cela nous offre un partage encourageant ainsi qu’un bilan de quatre unités sur neuf. Ce n’est pas magique mais nous avons bien réagi après le couac contre Aische et c’était le plus important. La confiance revient dans le groupe et nous connaissons notre mission au quotidien". En d’autres termes, du boulot et encore du boulot!

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Les Mosans ont retrouvé leurs valeurs.

Le point du courage pour Richelle

Après la débâcle contre Aische, Richelle avait à cœur de reprendre des couleurs, tant au niveau de l’envie que dans l’organisation. Des valeurs pleinement concrétisées face à Stockay et ce, en dépit du manque de jeu offert par la phalange locale. "Il fallait une réaction et les joueurs ont répondu aux attentes", lâche un Benoît Waucomont souriant. "J’ai vu des garçons terminer le match à bout de souffle et c’est ce que j’attends d’eux. La communication fait encore défaut, m’obligeant à m’époumoner en les replaçant mais, dans l’absolu, je suis satisfait de ce que j’ai vu. On doit encore progresser mais c’était le jour et la nuit par rapport à notre dernière sortie".

Une remarque qui ne peut occulter la pauvreté offensive de Richelle. "On a une occasion et on la met au fond. On peut difficilement faire mieux à ce niveau-là mais, pour grandir, il va falloir mieux gérer les reconversions. On a du boulot devant nous mais la tendance est positive". Une remarque qui vaut également pour les visiteurs tant ils ont proposé un football agréable. La seule ombre au tableau se veut donc mathématique. "Je tire un coup de chapeau à mes gars car, durant nonante minutes, ils ont campé dans la partie adverse", avance Yannick Pauletti. "Richelle était qualifié pour le tour final la saison dernière mais il a opté pour une tactique défensive face à nous. Je vois cela comme une fierté".

Par contre, le but encaissé laisse un goût amer dans la bouche du mentor. "C’est normal car on se déconcentre une fraction de seconde et voilà le résultat. On mise toujours sur le beau jeu, c’est notre philosophie mais, parfois, il vaudrait mieux jouer la sécurité. Ce partage n’est pas grave dans l’absolu mais il constitue une vraie déception au vu de la physionomie du match. Il n’y avait qu’une équipe sur le terrain et elle ne récolte pas les fruits du travail abattu. C’est donc avec un sentiment mitigé que je ressors de ce déplacement. On va continuer sur la même voie avec l’intime conviction que notre vision offensive permettra aux gens de bien s’amuser en allant voir Stockay". Une conclusion qui ne souffre d’aucune discussion…

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21369443_2027725100587494_2081209761037382313_n.jpgFélicitation à Florent Marly pour sa récompense du meilleur arrêt de la deuxième journée de championnat, auteur d'une prestation 3 étoiles, il se voit remettre, via Footbook un bon de 100€ des main de monsieur Christian Piot.



Benoît Waucomont: "Richelle doit casser l’élan de Stockay"

Richelle entend bien se rattraper face à Stockay, après sa défaite du week-end dernier contre Aische (1-3). "Nous avons remis les choses au point pendant la semaine", commence Benoît Waucomont. "On a manqué de tout dimanche. Espérons que c’était simplement un jour sans. Mes joueurs doivent montrer ce week-end qu’ils ont de l’amour-propre et de la fierté. Il faut honorer notre maillot", continue le T1 richellois.

Les Mosans auront fort à faire ce dimanche (15h), puisqu’ils accueilleront Stockay, qui a réalisé un 6/6 pour commencer le championnat. Benoît Waucomont ne tarit pas d’éloges sur son futur adversaire. "Ils viennent de monter et sont actuellement dans une spirale positive. C’est une très belle équipe, percutante offensivement et qui produit du beau football. Ce ne sera pas une partie de plaisir… Mais nous devons faire en sorte de casser leur bonne dynamique. Ce qui a toujours fait la force de Richelle, c’est l’esprit de groupe. Si on le retrouve et que Stockay est un peu moins bien, on peut réaliser un bon résultat" conclut-il.

Pour cette rencontre, Benoît Simon est suspendu, Jean-Philippe Gérard sera de retour, Cyril Pohl est remplacé par Anthony Niro dans le noyau. On espère revoir Grégory Perséo à la semaine pour trottiner...

Pour le reste, on espère que la contre performance de dimanche aura été prise au sérieux et que chacun ce sera remis en question! La perte de trois points, ce n'est pas grave, mais il est hors de question de tendre l'autre joue! Une réaction s'impose!

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Le Stockay de Yannick Pauletti est-il capable de réaliser le 9 sur 9 lors de son déplacement à Richelle?
 
"Je crains surtout leur esprit de révolte"

Malgré le parcours mathématiquement parfait des siens, Yannick Pauletti ne débarque pas à Richelle en conquérant. "Richelle appartient à ces équipes toujours en lutte pour le tour final ces dernières saisons et a effectué des transferts de qualité. Sans oublier Benoît Waucomont, un coach compétent. Si l’on ajoute à cela leur défaite de la semaine dernière chez eux, je m’attends à une rencontre très compliquée."

Pas question pour autant de s’adapter en fonction du jeu des hôtes visétois. "Ces six points pris en deux duels ne changent strictement rien à nos ambitions et à notre approche des matches. Parfois, on insistera plus sur la possession de balle, parfois un peu moins. Je sais Richelle capable d’être patient avant de se montrer habile en contre. Même si, pour l’instant, les blessures de Weber et Perséo les contrarient. Dès lors, ce que je crains le plus tient à cet esprit de révolte qui habitera nos hôtes."

Et les critiques sur une qualité de jeu moindre offerte face à Habay ont tendance à irriter Yannick Pauletti. "La façon dont on avait joué à Verlaine devrait pousser les fans présents à ne plus aller voir le Standard (sourire). Contre Habay, on a peut-être été moins flamboyant mais les gars ont eu la bonne mentalité et appliqué les consignes." Ce duel sera aussi synonyme de retour au stade de la cité de l’Oie pour David Rico Garcia. "J’espère que cela se passera mieux que l’an dernier pour mon premier retour. Lixhe nous avait mis 4-1."

En P2: Pas grand chose de spécial cette semaine.

Retour en forme de notre gardien Loïc Donnay qui a joué tout le match amical et qui a pu s'entraîner normalement ce jeudi. Il est donc de retour entre les perches ce dimanche. Victoire 3-0 contre la réserve de la Calamine avec ds buts de Tim Nicoll, Pierre Gillet et Jérôme Remy

Au niveau absence dans le groupe, blessés: Lorenzo Di Falco (déchirure), Jérôme Tassin (cheville) sont toujours sur la touche. Julien Combatelli (pause au travail) et Dimitri Otten (vacances) étaient absents cette semaine. Dimanche, match à 15.00 à Pontisse, un favori de la série.



La famille Castela déchirée ce dimanche

Pour la première fois, Manu et Olivier seront opposés à l’occasion du duel entre Richelle et Stockay

Après des années ensemble à Verviers, à Faymonville et à Aywaille, Manu et Oli vont s’ffronter pour la première fois.
Depuis le début de leur carrière en équipe fanion, Manu et Olivier Castela ont croisé le fer à 3 reprises : lors d’un Verviers-Faymonville et lors de deux oppositions entre Richelle et Beaufays. A la clé, une victoire pour Oli et deux partages. Mais il ne s’agissait que de rencontres amicales. Ce dimanche, ils s’affronteront pour la toute première fois en championnat. Nous les avons réunis pour préfacer la rencontre.

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Manu et Olivier, comment vous sentez-vous à quelques jours de ce duel tant attendu?

Manu Castela: "C’est encore un peu tôt. Avec le boulot, on n’y pense pas trop pour l’instant. Pour nos familles, qui ont prévu de manger ensemble, c’est, par contre, l’événement foot de l’année. Elles suivront le match ensemble. Une dizaine de personnes en tout, peut-être plus si les frères de mon père les rejoignent, même s’ils ne s’intéressent pas trop au foot régional. J’avais demandé à notre président d’organiser un repas d’avant-match. Il a essayé mais le restaurateur n’était malheureusement pas disponible."

Olivier Castela: "Un des deux fera la fête, ou personne ne la fera. C’est évidemment un match plus attrayant que les autres. Si tôt dans la saison, on ne sait cependant pas encore évaluer réellement le niveau de nos équipes."

M.C.: "Non mais si on s’incline à nouveau à domicile, comme la semaine dernière, ça fera tâche et un bilan de 3 sur 9. On est donc déjà au pied du mur. Pour Stockay, par contre, après son 6 sur 6, ce ne sera pas un scandale s’il perd des plumes. Ils sont un ou deux crans au-dessus…"
O.C.: "Après la brillante fin de saison, on est en confiance. Les nouveaux sont déjà bien intégrés et l’équipe est rôdée. En battant Verlaine lors du premier match, une équipe qui a failli monter en D2, on a vu qu’on avait le niveau. Et on a enchaîné avec un match consistant contre Habay."

Vous avez prévu de vous voir avant le match ou de vous rendre au stade ensemble?

M.C.: "Avant le match non car j’ai mon petit rituel, même s’il est un peu perturbé depuis que je suis papa. Quand je suis levé (et c’est plus tôt qu’Oli…), je replie mes habits de foot devant Téléfoot ou le foot anglais puis je prépare les pâtes. Après le match, par contre, la famille vient souper chez moi."
O.C.: "Si on gagne, je te préviens déjà que j’arriverai en retard."
M.C.: "Et bourré (rires)?"
O.C.: "Euh, y a des risques… Par contre, c’est vrai qu’il n’y a aucune chance que je regarde Téléfoot. Je ne m’intéresse pas aux matches à la télévision, ou peut-être un ou deux par an. Et les matches des Diables, mais c’est plus pour le folklore avec les amis que pour la rencontre en elle-même."

Quand le calendrier a été publié, le duel entre Richelle et Stockay est le premier rendez-vous que vous avez cherché?

M.C.: "Oui, j’ai même eu un sursaut car, à une semaine près, c’était son anniversaire (N.D.L.R. : Olivier a fêté ses 27 ans dimanche dernier)."
O.C.: "Ça aurait été encore plus beau. Moi, c’est mon père qui m’a prévenu de la date."

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Olivier, quand vous avez signé à Stockay, vous avez directement pensé à ce duel?

O.C.: "J’ai prévenu Manu que j’y allais, mais Stockay n’était pas encore en D3. Il est monté en battant Raeren et parce que nous avons, dans le même temps, vaincu Dison. Enfin, c’était une montée qui n’en était pas encore une à cause de Minerois et Milanello. Cependant, j’ai apprécié que mon nouveau président et notre capitaine nous invitent, Colson et moi, à faire la fête avec eux ce soir-là. Quand on est arrivé, nos futurs équipiers nous ont sauté dans les bras. Pour intégrer quelqu’un, il n’y a pas mieux!"

Le match de dimanche peut déjà être déterminant pour la suite?

M.C.: "Non, pas à ce point, mais on n’a quand même pas intérêt à être battu. Je dirais même qu’on a intérêt à gagner. L’an dernier, on a longtemps gardé notre 3 e place malgré une reprise catastrophique au 2 e tour, ce qui est souvent le cas à Richelle. Cette année, la moindre méforme se traduira par une perte de places au classement."
O.C.: "C’est vrai que la série est plus relevée. Personne ne veut donc se louper au début. Je comprends Manu : un 3 sur 9 dans une série plus forte, c’est délicat…"

Richelle a terminé 4e et demi-finaliste du tour final pour la montée, il peut rééditer cet exploit?

M.C.: "Le groupe est meilleur que l’an passé mais reste capable de tout, tant d’un mauvais résultat que d’une performance contre un ténor. Actuellement, on doit assimiler les schémas de jeu du nouvel entraîneur (N.D.L.R. : Benoît Waucomont). Son approche est plus professionnelle, vu qu’il est passé par le Standard Fémina et les Espoirs de l’AS Eupen, et la transition sera favorisée par le fait qu’il connaisse déjà la maison richelloise."

Comment voyez-vous le match?

O.C.: "Stockay devrait avoir le monopole du ballon face à un bloc de Richelle toujours solide et qui peut se montrer très efficace en contre."
M.C.: "C’est le jeu de Stockay et de Pauletti d’avoir la possession. Nous, nous devons redorer notre blason à domicile et les faire douter, même s’ils surfent toujours sur la vague de la saison dernière. L’idéal serait de marquer pour les faire trembler."
O.C.: "On a été mené contre Habay mais, même avant qu’ils ne soient réduits à 10, on ne paniquait pas. Même quand on a été battu 5-2 en préparation, on n’était pas acculé. On doit veiller à ne pas se croire plus fort que tout le monde mais Pauletti sait nous remettre rapidement devant nos responsabilités."

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Reformer le duo, ce n’est pas une priorité pour les deux frères
 
"Oli s’est émancipé en partant à Herstal"
 
Manu et Oli ont connu des trajectoires similaires en début de carrière. Arrivés très tôt en équipe première au RCS Verviers (première apparition à 16 ans pour Manu et à 17 pour Oli), ils sont ensuite passés par Faymonville et Aywaille avant que leurs chemins ne se séparent. L’aîné est parti à Richelle, où il vient d’entamer sa 3 e saison, tandis que le cadet a filé successivement à Herstal, Beaufays et maintenant Stockay. A quand les retrouvailles sous la même tunique?
"Bien sûr, il y a toujours une envie commune de rejouer avec son frère pour avoir un objectif commun", explique Olivier. "Si l’occasion se présente, pourquoi pas. Cependant, ce n’est pas un réel objectif. Nos vies sont désormais indépendantes."

"Quand il est parti à Herstal, il s’est émancipé", poursuit Manu. "Il s’est extériorisé et est devenu plus festif aussi. Avant, il avait mes amis. Maintenant, il a son cercle et des gars avec qui il part en vacances. Jouer ensemble, on pourrait le refaire mais, le principal, c’est qu’on s’épanouisse. Si cela doit passer par deux clubs séparés, pas de problème. On a de toute façon suffisamment de contacts en dehors du foot."

Les occasions de retrouver le tandem n’ont pas manqué. Au printemps dernier, Patrick Courtois aurait aimé les attirer à Huy. "Il a cette nostalgie des bons moments passés à Faymonville et à Aywaille et c’est un coach qui aime retravailler avec des gars qu’il a connus, comme c’est le cas avec Loïc Jerosme. Cela ne s’est pas fait cette année, ça se fera peut-être plus tard… ou jamais. Oli aurait aussi pu me rejoindre à Richelle mais ce n’était pas la priorité."

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logo_header_LM.jpg Source: La Meuse

Écrit par Richelle Utd. | Commentaires (0) |  Facebook | |

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